Sermon du vendredi 21 février 2020, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Baitul-Futuh à Londres. Après le Ta'awudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

La prophétie sur le Mousleh Maw’oud (le Réformateur Promis) est commémorée le 20 février par la Jama’at Ahmadiyya. On organise des conférences au sein de la Jama’at sur ce thème. Je l’ai expliqué à maintes reprises dans le passé, mais je le fais encore une fois pour les nouveaux venus et les enfants : on ne célèbre pas la naissance du deuxième Calife le jour du Mousleh Maw’oud. On commémore ce jour-là l’accomplissement d’une prophétie. Une prophétie, faite par le Messie Promis (a.s.) suite à une révélation divine, pour prouver la véracité et la supériorité de l’islam. Il avait fait cette annonce trois ans avant la naissance du Mousleh Maw’oud. Dans cette prophétie, il annonçait la naissance d’un fils qui serait un serviteur de l’islam et qui servirait de signe pour les ennemis. Hier, nous étions le 20 février et cette prophétie date désormais de 134 ans. C’est un signe qui a brillé au cours de ces cent ans et plus.

Comme je l’ai dit, nous organisons des rencontres sur ce thème et évoquons, dans une certaine mesure, différents aspects et qualités de ce fils promis. Mais au cours d’une session d’une ou deux heures l’on ne peut pas couvrir tous les points, leur importance et leur accomplissement. Etant donné qu’on ne pas cerner ce thème dans une conférence, il sera impossible d’évoquer tous ses aspects dans un sermon. C’est pour cette raison que je citerai certains points que le Mousleh Maw’oud a mentionnés. Lire et écouter les paroles mêmes du Mousleh Maw’oud a un autre cachet. En tous cas, grâce à ces extraits l’on déduira l’ampleur de cette prophétie et l’éclat avec lequel elle s’est accomplie en la personne du Mousleh Maw’oud. De prime abord, je vais mentionner cette prophétie dans les paroles mêmes du Messie Promis (a.s.).

S’adressant à ses adversaires, il déclare : « Dieu le Miséricordieux, le Noble, l’Exalté, le Tout-Puissant, m’a révélé les paroles suivantes : « Suite à tes supplications, Je te confère un signe de Ma Miséricorde. J’ai entendu tes invocations et J’ai gracieusement exaucé tes prières ; de même, J’ai béni ton voyage (vers Hoshiarpur et Ludhiana).

Un signe de pouvoir, de miséricorde, de Ma proximité t’est accordé. Je t’octroie un signe de Grâce et de faveur ainsi que la clef du succès et du triomphe. La paix soit sur toi, ô Vainqueur.

Ainsi parle Dieu afin que ceux qui désirent la vie soient enlevés des serres de la mort ; afin que ceux qui sont enfouis dans leurs tombes puissent en sortir ; afin que la suprématie de l’islam et la noblesse de la parole divine soient évidentes à tout un chacun ; afin que la vérité vienne accompagnée de toutes Ses bénédictions et afin que le mensonge et ses abominations disparaissent ; et afin que les hommes comprennent que Je suis le Puissant, que Je fais ce que Je veux ; afin qu’ils aient la certitude que Je suis avec toi. Afin aussi que ceux qui ne croient pas en Dieu et qui rejettent Sa religion, Son livre et Son Saint Messager Muhammad (saw), Le Choisi, soient confrontés à un signe évident et afin que la voie des coupables soit manifeste.

Réjouis-toi, car un fils beau et pur te sera accordé. Tu recevras un jeune brillant qui sera de ta semence et de ta progéniture. Un beau garçon pur sera ton invité. Son nom est Emmanuel et Bashir. Il a été investi d’un esprit saint et sera immaculé. Il est la lumière d’Allah. Béni soit celui qui vient du Ciel ! La grâce l’accompagnera. Grandeur, éminence et richesses seront siens. Il viendra au monde et guérira nombre de leurs maux par ses pouvoirs messianiques et par l’Esprit Saint. Il est la Parole d’Allah, car la miséricorde divine et l’honneur divin l’ont investi de la Parole Majestueuse.

Il sera doué d’une grande intelligence et d’une grande compréhension. Il sera humble et sera pétri de connaissances séculières et spirituelles. Il transformera trois en quatre (le sens de cette phrase n’est pas clair). C’est un lundi, un lundi béni.

Fils, délice du cœur, de haut rang, noble. Une manifestation du Premier et du Dernier, une manifestation du Vrai et du Très-Haut, comme si Dieu est descendu du Ciel. Sa venue sera bénie à l’ultime degré et sera la manifestation de la majesté divine. Une lumière va poindre bientôt, une lumière imprégnée par Dieu du parfum de Sa grâce.

Nous déverserons sur lui Notre esprit et il sera sous la protection de l’ombre de Dieu. Son prestige prendra rapidement de l’ampleur et grâce à lui ceux qui ont été asservis retrouveront la liberté. Sa renommée se répandra jusqu‘au bout de la terre et les peuples seront bénis par son entremise. Il sera ensuite exalté à son rang spirituel au Ciel. Ceci a été décrété. »

C’étaient là les paroles de la prophétie qui évoque les différents aspects et qualités du fils promis. Le Messie Promis (a.s.) avait entrepris cette retraite spirituelle afin de demander un signe de la part de Dieu et Celui-ci lui a révélé ces paroles.

Le Mousleh Maw’oud en personne évoque l’endroit où le Messie Promis (a.s.) avait entrepris cette retraite spirituelle, l’exaucement de ses prières et la révélation qu’il avait reçue en conséquence ainsi que la prophétie qu’il avait faite. Prononçant son sermon à Hoshiarpur, il déclare : « Il y a de cela 58 ans, soit le 20 février 1886 […] ici à Hoshiarpur, se trouvait cette maison-là devant moi. Il s’agissait d’une annexe de la maison d’un notable : elle faisait partie de ses propriétés qu’il utilisait tantôt pour loger des invités, tantôt comme magasin et tantôt comme étable. Un inconnu de Qadian, qui était d’ailleurs méconnu des gens de son village, est venu ici pour se consacrer à l’adoration de son Dieu dans la solitude, lui demandant un signe de Son soutien suite à l’hostilité montante à l’égard de l’islam et de son Saint Fondateur (s.a.w.). Il s’est coupé du reste du monde pour se consacrer à quarante jours de supplications. Par la suite Dieu lui a montré un signe : Il lui a assuré qu’Il accomplira toutes Ses promesses, de le faire connaître dans le monde entier, lui promettant aussi de lui accorder un fils qui possédera des qualités uniques, et qui fera connaître l’islam jusqu’aux confins de la terre. Ce fils promis dévoilera aux hommes les savoirs de la parole divine. Il sera un signe de la grâce et des faveurs d’Allah. Il sera pétri de connaissances spirituelles et séculières nécessaires à la diffusion du message de l’islam. Allah lui accordera une longue vie tant et si bien qu’il sera connu jusqu’aux confins de la terre. »

Aujourd’hui, là où la Jama’at Ahmadiyya est établie on connaît cette prophétie et ce fils illustre. Les détracteurs du Messie Promis (a.s.) ont soulevé des objections après cette annonce. N’importe qui pouvait annoncer qu’il aurait un fils, disaient-ils.

Le Mousleh Maw’oud (r.a.) a présenté la réponse du Messie Promis (a.s.). Il déclare : « Les détracteurs du Messie Promis (a.s.) ont soulevé nombre d’objections après cette annonce. Le 22 mars 1886 il déclara : « Mes adversaires avancent que l’on ne peut accorder quelque crédit à cette prophétie dans laquelle j’annonce la naissance d’un fils. « Les garçons ne naissent-ils pas dans d’autres familles ? » demandent-ils. Il est rare de trouver une famille sans aucun fils et qu’avec des filles. Des garçons naissent partout et nul ne peut dire que leur naissance soit un signe particulier. Si jamais je devais avoir un fils, comment prouver que Dieu dévoilera au monde un signe particulier par son entremise ? » Dans sa réponse datée du 22 mars, le Messie Promis (a.s.) réplique : « Ce n’est point là une simple prophétie. C’est un signe céleste grandiose que Dieu a montré afin de prouver la véridicité de notre bien-aimé Prophète (s.a.w.). »

Le Messie Promis (a.s.) affirme dans cette annonce : « Par les bénédictions de Dieu et les faveurs du Sceau des Prophètes, Allah a exaucé mes humbles suppliques et a promis d’envoyer une âme bénite dont les faveurs tant manifestes que cachées se répandront dans le monde. » Même si le Messie Promis (a.s.) s’était contenté d’annoncer qu’il aurait un fils, cela aurait été une prophétie de sa part, car il est des gens – même s’ils sont une infirme minorité – qui n’ont pas d’enfants. D’ailleurs il avait plus de 50 ans quand il avait fait cette annonce : il est des milliers de gens dans le monde qui n’ont pas d’enfants après cet âge. Il en est d’autres qui n’ont que des filles. Il en est d’autres dont les fils meurent en bas âge. Tous ces risques étaient bel et bien présents dans le cas du Messie Promis (a.s.). De prime abord, personne ne peut prédire qu’il aura un fils. Cependant le Messie Promis (a.s.) a accepté cette objection à savoir que l’on ne peut qualifier de prophétie le fait d’annoncer que l’on aura un fils. « Mais je ne me suis point contenté d’annoncer que j’aurais un fils » dit-il. « J’ai annoncé que Dieu a exaucé mes prières et a promis d’envoyer une âme bénite dont les bénédictions internes et externes se répandront dans le monde entier. »

Aujourd’hui le monde est témoin que ce fils promis jouit d’une grande renommée jusqu’aux confins de la terre. Chaque mission existant à l’extérieur de l’Inde et de Qadian prouve sa véridicité. D’ailleurs, nombre de ces missions ont été établies à l’époque du Mousleh Maw’oud et ce même système perdure jusqu’à présent.

Certains disaient que le Mousleh Maw’oud naîtrait plus tard, cent, deux ans, voire trois cents ans plus tard. Le deuxième Calife explique pourquoi le Messie Promis (a.s.) avait demandé un signe et pourquoi celui-ci devait s’accomplir au cours de son vivant. Il déclare : « D’aucuns disaient que le Mousleh Maw’oud apparaîtrait dans la lignée du Messie Promis (a.s.) après 400 ou 300 ans et non à notre époque. Ceux qui émettent pareilles hypothèses n’ont-ils pas une once de crainte divine ? Pourquoi ne méditent-ils pas sur les paroles de cette prophétie ? Les détracteurs de l’islam prétendaient que cette religion n’est pas à même de montrer des signes. Le Pandit Lekh Ram disait que l’islam devra prouver qu'elle est une vraie religion. Indarman disait la même chose. Sur ce le Messie Promis (a.s.) s’est prosterné devant Dieu, en Le suppliant : « Ô mon Seigneur ! Montre un signe en faveur de l’islam pour convaincre ceux qui en demandent. Montre un signe pour convaincre Indarman de Hyderabad et les autres de la véridicité de l’islam. » Allons-nous dire à ces détracteurs que pour tout signe Dieu avait prédit qu’Il accorderait au Messie Promis (a.s.) un fils après trois cents ans, un fils qui serait un signe de l’authenticité de l’islam ? Pareille déclaration serait-elle acceptable ? Cette hypothèse ressemble fort à l’histoire de l’assoiffé qui frappe à une porte pour demander de l’eau. L’autre lui répond : « N’ayez crainte mon ami. J’ai envoyé une lettre aux États-Unis et vers la fin de cette année on m’enverra de là-bas une essence grâce à laquelle je préparerai un délicieux sirop pour vous l’année prochaine. » Le plus fou des fous ne dira pas pareille chose. L’homme le plus dément n’attribuera pas pareille sottise à Dieu et à son Prophète. Le Pandit Lekh Ram, Munshi Indarman Muradabadi, et les hindous de Qadian prétendaient que le Dieu de l’islam n’est pas à même de montrer quelque signe. Le Messie Promis (a.s.) s’est prosterné devant Allah, L’implorant : « O mon Seigneur ! Je t’implore ! Montre-moi un signe de Ta puissance et de Ta proximité. » Ce signe devrait apparaître dans les plus brefs délais, au cours de la vie de ceux qui l’avaient requis. Et il en fut ainsi. Je suis né en 1889, en consonance avec la prophétie faite par Allah, quand ceux qui avaient demandé des signes au Messie Promis (a.s.) étaient encore en vie. D’ailleurs, Dieu n’a cessé de manifester ces signes pendant que je grandissais. »

Ainsi ce signe devait-il apparaître du vivant même du Messie Promis (a.s.) et de la vie de ceux qui critiquaient l’islam. Et ce signe est apparu. Il est important de connaître les objectifs de cette prophétie et pourquoi il était nécessaire d’atteindre ces objectifs au cours de l’époque du Messie Promis (a.s.). J’en ai brièvement fait mention plus haut. Il importe aussi de connaître pourquoi cette prophétie devait s’accomplir en la personne du fils biologique du Messie Promis (a.s.). Dans son annonce du 20 février 1886 le Messie Promis (a.s.) déclare : « Allah m’a informé que cette prophétie comprend plusieurs objectifs : premièrement, afin que ceux qui désirent la vie soient enlevés des serres de la mort ; afin que ceux qui sont enfouis dans leurs tombes puissent en sortir. » C’est-à-dire afin d’accorder la vie à ceux qui sont morts spirituellement.

Le Mousleh Maw’oud explique : « Si cette prophétie devait s’accomplir 400 ans après, cela signifierait que le Messie Promis (a.s.) souhaitait dire : « J’ai fait cette prophétie afin que ceux qui souhaitent la vie aujourd’hui puissent mourir. Ils seront ramenés à la vie 400 ans après. » Cette énoncée est tout à fait fausse déclare le Mousleh Maw’oud. Le Messie Promis (a.s.) avait accompli cette retraite spirituelle afin de présenter un signe vivant à ceux qui répudient l’islam et pour montrer à ceux qui nient les prodiges du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) des preuves éclatantes du fait que Dieu manifeste aujourd’hui encore des signes en faveur de l’islam et du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Voici les paroles révélées expliquant les objectifs de cette prophétie : « [ainsi parle Dieu] afin que ceux qui désirent la vie soient enlevés des serres de la mort ; afin que ceux qui sont enfouis dans leurs tombes puissent en sortir. » Si l’on accepte l’opinion de ceux qui prétendent que le Mousleh Maw’oud viendra après 300 ou 400 ans, cette phrase signifiera : « cette prophétie a été faite afin que ceux qui souhaitent la vie aujourd’hui meurent. Après 400 ans, on ranimera certains de parmi leurs descendants. Mais qui acceptera pareille interprétation ?

Deuxièmement, cette prophétie a été faite afin que la suprématie de l’islam et la noblesse de la parole divine soient rendues évidentes à tout un chacun. Cette phrase signifie que la suprématie de l’islam n’est pas évidente aux gens et qu’ils ne connaissent pas non plus la noblesse de la parole divine. Or on prétend que cette prophétie a été faite afin que la suprématie de l’islam et la noblesse de la parole d’Allah soient évidentes lorsque les contemporains [du Messie Promis (a.s.)] seront morts ainsi que leurs enfants et leurs petits-enfants, quand le Pandit Lekh Ram ou Munshi Indarman Muradabadi ne seront plus là, ni même leurs enfants ou leurs petits-enfants. C’est là que l’on prouvera la suprématie de l’islam et la noblesse de la parole d’Allah.

Qui peut accepter pareilles déclarations ?

Troisièmement, Dieu a fait cette prophétie afin que la vérité vienne accompagnée de toutes Ses bénédictions et afin que le mensonge et ses abominations disparaissent. Le sens en est évident. Aujourd’hui, la vérité est faible et le mensonge a le dessus. Allah souhaite montrer des signes afin de prouver la véridicité de l’islam grâce à des arguments logiques et rationnels et pour démontrer que toutes les autres religions qui s’y opposent sont fausses.

Quatrièmement, Dieu avait fait cette prophétie afin que les hommes comprennent qu’Il est Puissant, et qu’Il fait ce qu’Il veut. Les gens accepteront-ils que le Dieu de l’islam est tout-puissant si on leur dit qu’Il manifestera un signe 300 ou 400 ans après pour leur prouver Sa puissance ? Quelle importance Lekh Ram accordera-t-il à pareille prophétie ? Pouvait-on dire à ceux qui critiquaient l’islam, qui démentaient les signes du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et qui considéraient l’islam comme une religion morte, qu’ils comprendront, après 400 ans, que Dieu est Tout-Puissant ? Ils diront certainement : « Nous ne pouvons accepter pareilles déclarations ! » N’importe qui peut faire des déclarations de cette sorte. Ils diront : « Montrez-nous des signes maintenant afin de prouver que le Dieu de l’islam est Tout-puissant ! » Ainsi ces signes devaient-ils s’accomplir du vivant même du Messie Promis (a.s.).

Cinquièmement, Dieu a fait cette prophétie afin qu’ils aient la certitude qu’Il est avec le Messie Promis (a.s.). Si cette prophétie devait s’accomplir après 400 ans comment les contemporains du Messie Promis (a.s.) accepteraient-ils qu’en effet Dieu est avec le Messie Promis (a.s.) ?

Sixièmement, Dieu a fait cette prophétie pour que ceux qui ne croient pas en Dieu et qui rejettent Sa religion, Son livre et Son Saint Messager Muhammad (saw) Le Choisi, soient eux aussi confrontés à un signe évident.

Selon les autres, cette prophétie signifie que le Messie Promis (a.s.) promet de montrer un signe à ceux qui rejettent l’islam après 400 ans, lorsque ses contemporains, leurs enfants et leurs petits-enfants ne seront plus de ce monde. Pareille interprétation n’est pas logique.

 Septièmement cette prophétie a été faite afin que la voie des coupables soit rendue manifeste et afin de démontrer qu’ils mentent. Comment les contemporains du Messie Promis (a.s.) allaient-ils savoir qu’ils mentent et qu’ils sont coupables si [son fils promis] devait venir après 400 ans ? Ainsi donc, cette prophétie s’applique aux enfants du Messie Promis (a.s.). Elle affirme en effet qu’il « sera de ta semence et de ta progéniture. » Elle ne s’applique pas à ses descendants, mais bien à son fils. C’est un signe qui s’est accomplie glorieusement. Les 52 ans du Califat de Hazrat Mousleh Maw’oud est un signe évident pour le monde. Même les non-ahmadis ont rendu hommage aux œuvres intellectuelles accomplies par le Messie Promis (a.s.). Les détails en sont disponibles dans la littérature de la Jama’at. En faire mention maintenant prendra beaucoup de temps.

Le deuxième Calife avait annoncé qu’il était le Mousleh Maw’oud. D’aucuns avaient objecté qu’il ne l’avait pas annoncé plus tôt ; il l’avait fait en 1944. Il déclare : « Je jure au nom de Dieu que la prophétie du Mousleh Maw’oud s’applique bel et bien à moi. Je suis celui dont l’avènement a été promis par le Messie Promis (a.s.). Quiconque croit que j’ai menti, qu’il vienne de l’avant et qu’il accepte mon duel de prière. Ou qu’il jure – en s’invitant sur lui la colère divine s’il est menteur – que Dieu lui a annoncé que j’ai menti à ce propos. Dieu rendra Son verdict grâce à Ses signes célestes et distinguera le véridique du menteur. »

Aucun de ses adversaires, même ceux [qui étaient jadis] au sein de la Jama’at et qui s’étaient séparés de celle-ci, n’est venu de l’avant.

Le Mousleh Maw’oud déclare : « S’ils affirment que le rêve est vrai, tout comme l’a déclaré Misri Saheb – qui par la suite est devenu un apostat – ils doivent écrire un article à ce propos. Je répondrai à leur article et je suis sûr et certain que s’ils acceptent le défi, ils connaîtront une humiliation dont ils se souviendront longtemps. De par Sa grâce, Allah m’a annoncé que cette prophétie, dont on attendait l’accomplissement depuis fort longtemps, s’est accomplie en ma personne. Allah a parachevé Ses arguments aux ennemis de l’islam : Il leur a prouvé sans l’ombre d’un doute que l’islam est la vraie religion de Dieu, que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est un vrai prophète de Dieu et que le Messie Promis (a.s.) est un vrai envoyé de Dieu. Ceux qui renient l’islam sont des menteurs. Ceux qui traitent le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) de menteur sont eux-mêmes des menteurs. Par l’entremise de cette grande prophétie, Dieu a présenté un signe vivant de la véracité de l’islam et du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Qui pouvait, en 1886, soit 58 ans de cela, annoncer qu’il aurait un fils, dans un délai de neuf ans, qui grandirait et progresserait rapidement et qui serait connu jusqu’aux confins de la terre ; et qu’il ferait connaître au monde l’islam et le nom du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), qu’il serait pétri de connaissances séculières et spirituelles, qu’il serait la manifestation de la gloire de Dieu, et qu’il serait un signe vivant de la proximité et de la puissance divine ? Personne au monde ne peut de son propre chef faire pareille prophétie. C’est Dieu qui l’a faite et c’est ce même Dieu qui l’a accomplie, par l’entremise de celui qui, selon les médecins, ne vivrait pas ou n’aurait pas longue vie. »

La santé du Mousleh Maw’oud était en effet si précaire au début que les médecins pensaient qu’il ne vivrait pas longtemps.

Hazrat Mousleh Maw’oud raconte : « Ma santé était si mauvaise durant mon enfance que le Dr Mirza Yaqub Beg avait dit au Messie Promis (a.s.) que j’étais atteint de tuberculose et qu’il devait m’envoyer dans une région montagneuse.

C’est ainsi que le Messie Promis (a.s.) m’a envoyé à Shimla. Mais j’étais tout triste là-bas et c’est pour cette raison que je suis rentré après peu de temps. Ainsi, Dieu a maintenu vivant celui qui ne jouissait pas d’une bonne santé même pendant un jour. Il l’a maintenu vivant afin d’accomplir par son entremise Sa prophétie et afin de prouver la véridicité de l’islam et de l’Ahmadiyya. D’ailleurs je n’ai acquis aucune connaissance séculière ; mais Dieu, de par Sa grâce m’a envoyé des anges pour m’instruire et pour me faire connaître les sens du Coran que personne d’autre ne pouvait connaître. Ce savoir que Dieu m’a accordé et cette fontaine de spiritualité qui est sortie de mon cœur ne sont pas imaginaires ou spéculatives. Il s'agit d’un savoir certain. Je défie celui qui osera annoncer que Dieu lui a enseigné le Coran. »

C’est un défi qu’il a lancé au monde entier. Il ajoute : « Mais je sais que sur la surface de la terre, Dieu n’a enseigné le Coran à personne d’autre que moi. Dieu m’a accordé la connaissance du Coran et m’a choisi comme précepteur pour l'enseigner aux autres. Dieu m’a suscité afin que je transmette aux quatre coins du monde le nom du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et du Coran ; et afin que je vainque pour toujours toute fausse religion qui osera se soulever contre l’islam. Le monde pourra remuer ciel et terre, réunir toute sa puissance, les rois chrétiens et leurs Etats, l’Europe et l’Amérique, les riches et les puissants, ils pourront tous s’unir pour me vaincre. Mais je jure au nom de Dieu qu’ils seront voués à l’échec. Dieu réduira à néant leurs plans et leurs subterfuges grâce à mes prières et mes plans. Dieu prouvera la véridicité de cette prophétie par mon entremise ou par celui de mes disciples et ceux qui me suivent. Il rétablira l’honneur de l’islam par l’intermédiaire du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et Il n'abandonnera pas le monde tant qu’il n’aura pas établi l’islam avec toute sa gloire et tant que le monde n’aura pas accepté le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en tant que Prophète vivant. »

Comme je l’ai dit, ce n'était pas là une annonce ordinaire : chaque jour des cinquante-deux ans de son Califat en a servi de signe.

Le Mousleh Maw’oud ajoute : « Ô mes amis ! Je ne souhaite aucun honneur pour ma personne. Tant que Dieu ne me l’a pas promise, je ne souhaite pas non plus une longue vie. Certes je souhaite la grâce d’Allah. J’ai la ferme conviction que je jouerai un rôle important dans l’établissement de l’honneur du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et de l’islam, dans la renaissance de l’islam et dans l'effondrement du christianisme [trinitaire]. Parmi les talons qui écraseront la tête de Satan et celui du christianisme [trinitaire], il y aura le mien, Incha Allah. Je présente cette vérité au monde. Ceci est la voix du Seigneur des cieux et de la terre. Il s’agit de la volonté du Dieu des cieux et de la terre. Cette vérité ne disparaîtra jamais : l’islam aura le dessus dans le monde, Incha Allah. Le christianisme sera vaincu. Rien ne pourra le protéger de mes assauts ; Allah le vaincra par mon entremise, soit au cours de mon vivant soit par la graine que j’ai plantée et qui se transformera en arbre : face à celui-ci, le christianisme ressemblera à un arbuste desséché. Le drapeau de l’islam et de l’Ahmadiyya flottera très haut dans les quatre coins du monde. Je vous donne cette bonne nouvelle : Dieu a accompli devant vos yeux cette prophétie faite au Messie Promis (a.s.). Mais j’attire aussi votre attention quant à vos responsabilités. »

Celles-ci nous incombent toujours aujourd’hui.

Hazrat Mousleh Maw’oud déclare : « Cette responsabilité incombe à vous qui témoignez que je suis le réformateur promis. Votre premier devoir est de vous réformer et d'être prêts à verser jusqu’à votre dernière goutte de sang pour la victoire de l’islam et de l’Ahmadiyya. Vous pouvez vous réjouir de l'accomplissement de cette prophétie. J’annonce que vous devez certainement vous en réjouir, car le Messie Promis (a.s.) lui-même a déclaré : « Réjouissez-vous et sautez de joie » car la lumière va bientôt poindre. Ainsi, je ne vous empêche pas de vous réjouir. Certes vous pouvez le faire, mais dans vos réjouissances n’oubliez pas vos responsabilités. J’ai vu aussi dans le rêve que j’étais en train de courir et que le sol se déroulait à vive allure sous mes pieds. À cet effet la prophétie annonce que « son prestige prendra rapidement de l’ampleur. » Dieu a décrété que je progresserai rapidement. Or, vous avez aussi des responsabilités : accélérez vos pas et mettez fin à votre paresse. Béni est celui qui tente de suivre ma cadence et qui progresse rapidement. Qu’Allah aie pitié de celui qui est paresseux et qui est négligent et qui n'essaye pas d'accélérer et qui au lieu d’avancer, retient ses pas comme un hypocrite. Si vous souhaitez progresser et si vous comprenez vos responsabilités, vous devez me suivre, pas à pas et épaule contre épaule, afin que nous puissions planter dans le cœur de l’incroyance le drapeau du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), pour que nous puissions effacer pour toujours le mensonge de la surface de la terre. Incha Allah, il en sera ainsi. Le ciel et la terre peuvent disparaître mais pas les paroles de Dieu ! »

Qu’Allah nous permette d'agir en ce sens et que nous ne nous contentions pas d’organiser des conférences sur le Mousleh Maw’oud. Que nous puissions transmettre aux autres le message de l’islam. Nous ne devons pas nous contenter d’organiser des conférences sur le Mousleh Maw’oud sans plus. Nous devons continuer la mission pour laquelle Allah avait suscité le Messie Promis (a.s.) et à propos de laquelle il avait fait de nombreuses prophéties dont celle sur le Réformateur Promis.

Je voudrais ici mentionner un seul point sur les œuvres accomplies par le Mouslih Maw’oud. La prophétie annonce qu’il sera pétri de connaissances tant évidentes que cachées. Je voudrais vous présenter un aspect de ses œuvres. Les discours et ouvrages du Mousleh Maw’oud ont été réunis dans le recueil Anwaar-ul-‘Uloom. Nombre de volumes ont été publiés : ceux qui maîtrisent l’ourdou doivent les lires. Certains de ces ouvrages ont aussi été traduits en langue anglaise. Vingt-six volumes du recueil Anwar-ul-‘Uloom ont été publiés : ils réunissent 670 livres et discours. Trente-neuf volumes du recueil Khutbat-e-Mahmood ont été publiés : ils comprennent les sermons prononcés jusqu’en 1959. Le Tafsir-e-Saghir comprend 1071 pages. Le Tafsir-e-Kabir est composé de dix volumes, et comporte l’exégèse de 59 sourates du Saint Coran. Les dix volumes du Tafsir-e-Kabir représentent un ensemble de 5907 pages. L’équipe de recherche a préparé les commentaires tirés des Dars-ul-Qur’an du Mouslih Maw’oud qui n’ont pas été publiés et les ont été confiés à la fondation de Fazl-e-Umar. Cela représente 3094 pages. J’avais demandé à l’équipe de recherche de compiler l’exégèse du Saint Coran depuis les écrits et discours du Mousleh Maw’oud. Ce chantier a débuté, et à ce jour 9000 pages d’exégèse ont été compilées, et ce travail continue. C’était là un aperçu que j’ai dressé de son travail.

A ce sujet, le troisième Calife avait mentionné dans l’un de ses sermons à son époque : « Dieu l’Exalté avait mentionné que le Mouslih Ma’woud serait récipiendaire de connaissances séculières et spirituelles. » Il ajoute : « J’avais compilé de nombreuses exégèses, mais pour le moment je ne peux présenter qu’un résumé de ce qui a été préparé à ce sujet. Parmi les exégèses, il y a le Tafsir-e-Kabir, qui est si impressionnant que toute personne qui en a lu attentivement un passage, ne pourra qu’être d’accord avec le fait que si une personne pieuse n’avait publié que l’exégèse de ces seuls versets du Saint Coran, cela aurait quand même sufi pour que cette personne soit reconnue comme étant parmi les gens les plus pieux sur Terre. Mais il n’a pas limité son travail qu’au Saint Coran ; il a de plus écrit de nombreux ouvrages. Je pense que le Mousleh Maw’oud avait écrit huit à dix mille pages rien que sur l’exégèse du Saint Coran, dont font également partie les onze volumes du Tafsir-e-Kabir.

Il a écrit dix livres et articles au sujet du Kalam et 31 livres et articles sur la spiritualité, la moralité et la doctrine islamique. Il a écrit 13 livres et articles au sujet la Sirah, la biographie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). [A ceux-là s’ajoutent] quatre sur l’histoire, et trois au sujet du Fiqah. Il a également écrit 25 livres et articles sur la politique qui a précédé la partition de l’Inde, et neuf sur la politique qui a suivi la partition et sur la création du Pakistan, ainsi que quinze livres et articles au sujet du Cachemire ; et 99 livres et articles au sujet des problématiques spécifiques de l’histoire de l’Ahmadiyya. Le nombre total de ces livres et articles s’élève à 225. » Il est possible qu’à l’époque il n’avait pas l’intégralité des informations : comme je l’ai mentionné précédemment nous possédons davantage d’informations aujourd’hui. Le troisième Calife ajoute : « Comme mentionné dans la révélation, il sera doué de connaissances séculières et spirituelles. Si on la lit attentivement, on se rendra compte qu’il possédait effectivement des connaissances séculières et des connaissances spirituelles. Dès qu’il écrivait un livre ou un article, tout le monde disait qu’on n’aurait pas pu mieux écrit à ce sujet. Lorsqu’il était chef politique, ou lorsqu’il prodiguait des conseils d’ordre politique, même les plus grands opposants étaient contraints de reconnaître son talent exemplaire. » Le troisième Calife ajoute : « Il existe de nombreuses preuves du fait qu’il possédait des connaissances séculières et spirituelles, dont je ne peux même pas produire le millième. Je ne vous ai présenté ici qu’un bref résumé, et je vais terminer sur cela. »

Que les bénédictions d’Allah l’Exalté pleuvent sur lui, et qu’Il exalte continuellement son rang ; et qu’à l’instar de ce fils du Messie Promis (a.s.), nous puissions également faire naître en nous l’engouement pour la diffusion de l’islam, et que nous soyons à chaque instant prêt à servir l’islam, et que nous fassions partie des gens qui servent la religion, et non des gens à propos desquels le Mousleh Maw’oud avait déclaré : « Que ce mouvement n’ait pas de mauvaise réputation à votre époque. » Qu’Allah fasse que nous ne soyons pas de ces gens qui confèrent une mauvaise réputation à ce mouvement, mais au contraire de ceux qui le servent toujours et encore plus. 

Après la prière, je vais diriger deux prières funéraires en l’absence des corps. La première sera celle de Maryam Elisabeth, qui était la seconde femme de Malik Omar Ali Khokhar, qui habitait à Multan, et qui était l’ex-Amir de la communauté de Multan. Elle est décédée à l’âge de 86 ans des suites d’un accident. Inna lillahi wa inna ilaihi raji’oun. Elle se trouvait dans un ascenseur avec sa fille ; il y a eu un accident en raison d’une panne, sa fille est blessée et se trouve à l’hôpital, mais Maryam n’a pu survivre. C’était une femme native allemande qui habitait à Hambourg. Elle est née en 1934 ; elle a fait la Bai’ah en 1952 et elle s’est mariée avec Malik Omar Ali Khokhar. Elle a ensuite émigré au Pakistan. Après le décès de son mari, elle est revenue s’installer en Allemagne, et par la suite elle est retournée au Pakistan. Elle faisait partie du système béni de d’Al-Wasiyyah ; elle priait et jeûnait régulièrement, et était très vigilante quant au respect des horaires de la prière, étant très ponctuelle et attentive quant au lever et au coucher du soleil. Elle récitait également régulièrement le Saint Coran. Elle jeûnait fréquemment. Ses enfants ont écrit qu’elle avait épousé leur père en 1952. Le missionnaire de l’époque, Abdul Latif, lui avait fait prêter allégeance, et avait ensuite dirigé sa cérémonie de mariage. Après son mariage, elle s’était rendue au Pakistan. Les enfants ont ajouté que leur mère a cohabité avec la première femme de Malik Omar Ali, Sayyeda Begum, qui était la fille de Hazrat Mir Mohammad Ishaq. La première épouse de Malik, Sayyeda Begum, la respectait grandement. En arrivant au Pakistan, elle avait appris à faire la prière et à lire le Saint Coran. On avait recruté un enseignant pour elle. Le premier livre qu’elle avait lu du Messie Promis (a.s.) était  La Philosophie des Enseignements de l’Islam. Du fait qu’elle vivait au Pakistan, elle parlait l’ourdou, et elle avait également des notions de la langue saraiki, qu’elle pouvait parler et comprendre dans une certaine mesure. Elle avait deux enfants : un garçon et une fille. Lorsqu’il a été question de leur trouver des époux, la défunte en avait confié le choix à Sayyeda Begum, la première épouse de son mari. Son fils s’appelle Tariq et sa fille Tahira. Qu’Allah fasse preuve de pardon et de miséricorde à son égard et qu’Il exalte son rang.

La deuxième prière funéraire sera celle de Jahid Faris Ahmad, qui est décédé à l’âge de 12 ans. Inna lillahi wa inna ilaihi raji’oun. Il était le fils de Tariq Noori et d’Atiyat-ul-Azeez Khadija. Le grand-père maternel de Jahid est Farooq Ahmad Khan qui est le petit-fils aîné de Hazrat Nawab Amatul Hafeez Begum. Il m’a écrit, comme l’ont fait de nombreux jeunes qui le côtoyaient, pour dire que c’était un garçon qui possédait de grandes qualités, qui était calme, et qui avait un amour profond pour le Califat. En effet, il m’écrivait régulièrement des lettres, que ce soit pour ses épreuves scolaires, ou pour autre chose. Il était fier d’être ahmadi. A noter que le fait de proclamer fièrement à l’école au Pakistan qu’on est ahmadi est en soi une prouesse. Par ailleurs, il écoutait régulièrement les sermons. Il était Waqif-é-Nao, et participait également aux cours, et connaissait tout le programme Waqf-é-Nao de sa tranche d’âge. Il était également en train de mémoriser la Qasidah du Messie Promis (a.s.). Il participait régulièrement de son propre gré dans les cotisations de la communauté, dans les fonds du Tahrik-é-Jadid, du Waqf-é-Jadid, et les autres cotisations auxquelles il pouvait participer.

Il se rendait régulièrement au Centre pour faire la prière en congrégation. Il récitait régulièrement le Saint Coran après la prière de Fajr. Ses amis ont écrit qu’il avait une très belle voix. Il était étudiant en septième année du cursus scolaire. Le générateur d’électricité de sa maison avait pris feu, ce qui fait qu’il a subi des brûlures et blessures. Les médecins disaient qu’il était en cours de guérison, que ses plaies se cicatrisaient ; mais l’une de ses plaies s’était infectée et pour cela ou pour quelque autre raison, l’infection s’étant généralisée, et ayant affecté d’autres organes, il décéda à l’hôpital.

Il était un enfant. À cet âge ils sont innocents et méritent le Paradis. Qu’Allah l’Exalté lui accorde une place parmi Ses bien-aimés. C’est sa mère qui l’a élevé. Son père ne s’était jamais occupé de lui. Les parents s’étaient séparés. Il a été élevé par sa mère et ses grands-parents maternels. Qu’Allah l’Exalté leur accorde la patience, et qu’Il leur permette de supporter cette grande tragédie. La grand-mère maternelle de l’enfant est Tahira Begum, qui est la fille de Maryam Begum, et qui a également été blessée dans l’accident de l’ascenseur ; elle est à présent à l’hôpital, qu’Allah lui accorde une vie pleine de santé, et qu’Il lui accorde la joie de la part de ses autres enfants à l’avenir.

Le fils de Tariq Ali Khokhar, qui est le cousin de la mère de Jahid, écrit : « L’une des qualités de Jahid était que lorsqu’il était malade et se trouvait à l’hôpital, il me demandait s’il avait fait la prière ou non, car parfois il perdait connaissance, ou tombait dans un état semi-conscient. Lorsque je lui répondais que non, il commençait aussitôt à faire la prière étant allongé. »

Comme je l’ai mentionné, qu’Allah exalte continuellement son rang, et qu’Il permette également à sa mère et à ses grands-parents maternels de faire preuve de patience et de courage.


(Ce sermon du vendredi est repris sans changement du site web islam-ahmadiyya.org)