Sujet aux exemptions autorisées, le jeûne est obligatoire à chaque adulte musulman pendant le Ramadan, le neuvième mois du calendrier lunaire musulman. Comme l’année lunaire compte environ onze jours de moins que l’année solaire, le Ramadan varie toujours au cours de l’année et des saisons, arrivant chaque année onze jours avant le précédent Ramadan. Ainsi à travers le monde, le Ramadan passe continuellement d’une saison à l’autre. Sous les tropiques quand le Ramadan arrive en été, non seulement les jours sont plus longs qu’en hiver mais le jeûne entraîne des difficultés additionnelles à cause de la chaleur car vacant à ses affaires quotidiennes sous une chaleur intense pourrai amener à endurer plusieurs heures de grande soif par jour. Mais, néanmoins, le jeûne n’est en aucun sens une pénitence. C’est une discipline physique, morale et spirituelle, ayant pour objectif de promouvoir la vertu et la sauvegarde contre le mal. A travers l’expérience du jeûne, l’adorateur est poussé à exalté Allah pour sa guidance et le jeûne l’incite à utiliser à bon escient Les faveurs et la Munificence d’Allah.

En dehors du Ramadan, on peut observer un jeûne optionnel, quand on veut, excepté les jours des deux Eids. Le Saint Prophète(pssl) jeûnait souvent le lundi et le jeudi mais n’approuvait pas le jeûne optionnel, un vendredi.

Le jeûne est prescrit comme une forme d’expiation ou comme une alternative à une punition dans certains types de crimes ou de manquement, mais dans ce cas, aussi, le but est de promouvoir les valeurs physiques, morales et spirituelles.

Par exemple, si une personne qui est en train d’accomplir un pèlerinage à la maison d’Allah, est incapable d’offrir un animal en sacrifice comme prescrit, il doit alors jeûner pendant trois jours au cours de son pèlerinage et sept jours à son retour chez lui, ce qui lui fait donc un total de dix jours. L’expiation pour ne pas avoir respecté un serment est trois jours de jeûne et pour avoir chassé au cours du pèlerinage, vous aurez à jeûner autant de jours que vous aurez tués de gibier. La condamnation alternative pour avoir tué un homme est d’observer deux mois de jeûne alternatif ininterrompu. La même expiation est prescrite pour celui qui est coupable de Zihar: c’est à dire, une façon très détestable de divorcer une épouse. Le mari déclare qu’avoir une relation, des relations conjugales avec son épouse équivaut à coucher avec sa propre mère, cette pratique était courante durant la période préislamique mais elle fut abolie avec l’avènement de l’Islam.

Un vœu de silence pendant un certain temps a aussi été décrit comme un jeûne dans le Saint Coran. L’observance du jeûne : le jeûne volontaire ou obligatoire ou offert en guise d’expiation est sujet aux mêmes règles.

La période du jeûne s’étend des premières lueurs du jour généralement une heure et quart avant le lever du soleil, jusqu’au coucher du soleil. Pendant ce temps prescrit, on ne doit rien manger ou boire, ni même prendre des médicaments ou s’injecter quoi que ce soit dans le système. En cas d’urgence médicale, le jeûne doit être rompu. De même, toutes les relations conjugales et ses préliminaires sont prohibés. Le jeûne ne doit pas être continuer au-delà du coucher du soleil même s’il n’y a rien d’autre pour rompre le jeûne excepté quelques gouttes d’eau, une pincée de sel ou de sucre, un bout de pain rassis ou des dattes sèches.

Il peut arriver, qu’on avale quelque chose par oubli, alors qu’on est entrain de jeûner, mais le jeûne n’est pas rompu pour autant et il doit être complété jusqu’au coucher du soleil. Mais avaler quelques choses par négligence, même involontaire, interrompe le jeûne et l’annule.

Il est de coutume et même désirable de prendre un petit déjeuner léger en guise de «Sohour» et à la fin de la journée, il est de mauvais ton de se gaver au moment de «l’Iftar». Ces repas gigantesques vont à l’encontre de l’esprit du jeûne et dérivent de la voie et de l’exemple que le Saint Prophète(pssl) nous a donné. Ils peuvent être aussi nuisibles à la santé.

Le mois du Ramadan est une période d’entraînement intense dans l’acquisition des valeurs bénéfiques. S’abstenir de boire, de manger et des relations conjugales pendant plusieurs heures par jour et cela pendant un mois est un exercice dans la voie de l’endurance et de la persévérance. Ce que nous venons de voir, ce n’est que la partie externe du jeûne mais même cela à une grande signification sociale, il fait connaître les affres de la faim et de la soif aux gens aisés. Dans leur cas aussi, la privation n’est plus une simple expression mais devient une expérience qu’il partage avec les autres. En réalisant que bons nombres de leurs semblables meurent de faim, ils sont à même de montrer plus de zèle à partager avec les démunis, les richesses qu’Allah, dans Sa Grâce, leur a accordées.

Le Vrai Objectif du Jeûne

L’objectif du Ramadan tout comme les autres formes d’adoration en Islam est de rapprocher les gens vers Allah. En dépit des occupations journalières, l’accent est mis d’avantage sur les valeurs morales et spirituelles. Toute notre concentration est rivée sur cet objectif et il a même priorité sur toute autre chose. L’ouïe, le vue, la langue, l’esprit tous sont soumis à un sévère contrôle. Par exemples non seulement les discussions inutiles sont déconseillées mais aussi le même fait de trop parler, afin que toute notre attention puisse se concentrer sur le souvenir d’Allah et sur Ses Attributs.

Le Saint Prophète(pssl) a dit:

«Celui qui s’abstient de manger et de boire pendant la période du jeûne mais ne s’abstient pas de mentir, se prive en vain.»

D’ailleurs on dit que pendant la période de Ramadan, le Saint Prophète(pssl) décuplait ses efforts pour venir en aide aux pauvres, malades, nécessiteux et aux orphelins, et que sa charité ne connaissait aucune limite.

La Récitation du Saint Coran et de l’Itikaffe

En réduisant au strict minimum les autres exigences, on peut utiliser le temps ainsi récupéré, à étudier le Saint Coran et à méditer sur les signes divins qui y sont renfermés. Des théologiens et des savants dissertent sur le Saint Coran, tout le long du mois de Ramadan. Offrir des prières volontaires pendant la dernière partie de la nuit, est obligatoire pendant ce mois mais elles peuvent être dites individuellement ou en congrégation. Pour ceux qui éprouvent des difficultés à se rendre à la mosquée à une heure indue, ils peuvent suivre une prière conventionnellement après la prière du soir, l’lsha. Que ce soit un service observé après l’Isha ou avant la prière de Fajr, les passages lus après la sourate Al-Fatiha prennent des proportions considérables. Ce service consiste de huit raka’at, quatre prières de deux raka’at et il est conduit par un Hafiz qui connaît le Saint Coran par cœur. Au cours de chaque service, le Hafiz lira environ un huitième du Saint Coran. Après chaque service, il aurait lu une portion égale au vingt-huitième du Saint Coran. Vers la fin du Ramadan, il aurait complété la lecture du Saint Coran. Comme l’Imam lit de mémoire, l’assistance l’écoute avec une attention soutenue. (Fascination)

Ceci est un autre aspect unique de l’Islam: Le livre Saint, est mentionné pas moins de soixante-dix fois dans les révélations sous le nom de "Qur’an". Ce mot signifie ce qui est constamment lu, récité et proclamé. C’est le seul livre Saint qui soit dans son intégralité, composé de paroles révélées. Il est donc à juste titre, le seul recueil de la parole divine. Son nom, en lui-même, est une prophétie car il est grandement et constamment, lu, récité et proclamé. Son texte, tel qu’il a été révélé, a été préservé sous sa forme originale dans la mémoire de millions de ses dévoués serviteurs, de génération en génération des centaines de millions de gens lisent et récitent des portions du Saint Coran dans les prières et cela nuit et jour à travers le globe. Pendant le mois sacré, leurs nombres augmentent, ils lisent par eux-mêmes ou bien écoutent les autres le lire, l’interpréter et le commenter.

Un plus grand nombre écoute sa récitation du début à la fin au cours des services du soir. Ce qu’ils entendent ce sont les mêmes mots qui ont été révélés plus de 1400 ans de cela et c’est un témoignage incontestable en faveur de son origine divine. Pendant les dix derniers jours du Ramadan, beaucoup de gens font une retraite dans la mosquée et dévouent tout leur temps aux prières obligatoires ou volontaires, à l’étude du Saint Coran et au souvenir d’Allah. Ce temps voué exclusivement à l’acquisition des valeurs spirituelles, est le point culminant dans cette discipline physique, morale et spirituelle instituée par l’Islam. Pousser plus loin cette discipline, c’est s’approcher de l’ascétisme ou du monachisme qui sont contraire à l’Islam.

Les Prohibitions

Pour un musulman, s’abstenir complètement de nourriture ou de boisson pendant le jeûne n’est pas aussi dur que les gens des autres religions sont tentés de croire. Les enfants musulmans sont élevés dans une atmosphère de respect et de dévouement pour les valeurs établies par leur religion. Très tôt, ils manifestent leur empressement à les mettre en pratique et les parents doivent empêcher souvent leurs enfants d’observer le jeûne. Ils sont entraînés à endurer les rigueurs du jeûne, graduellement, année après année. Un enfant âgé de douze à treize ans peut observer un jeûne de trois à quatre jours à intervalle pendant un Ramadan ; l’année suivante, il pourra observer huit ou dix jours de jeûne et ensuite réduire l’intervalle entre les jeûnes jusqu’à ce qu’il soit apte à observer le jeûne sans interruption.

En outre, les principes diététiques de l’Islam, offre une aide supplémentaire. En ce qui concerne la nourriture, il est interdit de consommer le sang, la chair d’un animal mort de cause naturelle, la chair du porc ou de tout autre nourriture sur laquelle on a invoqué un autre nom que celui d’Allah, c’est à dire les animaux sacrifiés sur les autels des idoles ou des dieux païens ou des saints. Les trois premières catégories citées sont prohibées parce qu’elles sont nuisibles à la santé et ce qui nuit au corps, nuit aussi à l’esprit. La dernière citée, est nuisible moralement et spirituellement car il implique une association de partenaire avec Allah.

Cependant, en cas d’extrême nécessité comme le manque de nourriture, il est permis à une personne de consommer une nourriture prohibée avec modération uniquement dans le but de survivre. Dans ces conditions extrêmes, la priorité est de survivre en oubliant la probabilité de nuire à la santé (si elle existe) en consommant une quantité infime de cette nourriture.

L’alcool et les produits intoxicants sont prohibés. En dépit du fait que certaines personnes éprouvent du plaisir à boire ou trouvent un avantage quelconque dans son utilisation, la preuve est faite que le mal résultant de ces boissons est plus grand que le plaisir ou bienfait qu’on en retire.

O vous qui croyez, l’alcool, le jeu, les idoles et les flèches divinatoires ne sont que des abominations de Satan. Aussi, abstenez-vous en, si vous voulez prospérer. Le dessin de Satan est de jeter la division et la haine entre vous par l’alcool et le jeu et afin de vous empêcher de vous souvenir d’Allah et de prier. N’abandonneriez-vous pas ?

(5:91-92)

Il est important de ne pas oublier, qu’en matière de plaisirs et avantages qu’apportent l’absorption des boissons intoxicantes et le mal qui en résulte, ce qu’il faut prendre en considération non seulement l’individu ou une classe d’individus mais toute une société. Il se peut que le tort fait à un individu ou à un groupe d’individus ne soit pas probant mais on ne peut nier que la société dans sa totalité souffre énormément de l’alcoolisme. Le but du Saint Coran n’est pas seulement de fournir un guide à l’individu en tant que tel mais en tant que membre d’une société et par extension, à l’humanité toute entière. Nous avons jusqu’ici parlé des prohibitions mais pas tout, ce qui est permission peut toujours être consommée. Seulement les nourritures propres et saines peuvent-être considérer comme permises, et là encore, c’est en relatif. Il y a toute une gamme d’aliments qui est saine pour un enfant ou un handicapé. Même de ce qui est saint et permissif il faut en manger et boire avec modération:

O enfants d’Adam, prenez soin de votre parure à chaque moment et à chaque lieu de prière et mangez et buvez mais ne soyez pas immodérés, certainement, Allah n’aime pas ceux qui sont immodérés.

(7:32)

A l’intérieur des limites établies, il n’y a aucun mal ou tort à manger ou à boire de bonnes choses qu’Allah nous a accordés de Sa grâce infinie; aussi longtemps que l’objectif demeure la sauvegarde de la vie et de la santé, dans le but de réaliser La Volonté d’Allah, en faisant montre d’une foi inébranlable dans le guide qu’il nous a envoyé et en modelant nos actions conformément à ces enseignements:

Pour ceux qui croient en Allah et qui font de bonnes œuvres il n’y aura pas de mal en ce qu’ils mangent, pourvu qu’ils s’acquittent de leurs tâches envers Dieu, qu’ils croient et fassent de bonnes œuvres et encore qu’ils craignent Allah et qu’ils croient et craignent encore Allah et fassent de bonnes œuvres. Allah aime ceux qui font de bonnes œuvres.

(5:94)

Là donc, il y a mention d’un échelonnement très souple qui, cependant, prend en considération le but immédiat, et aussi bien que le but ultime de la nourriture. Ce qui nuit à la santé en général, est d’emblée interdit, excepté en cas d’extrême nécessité, c’est à dire de rester en vie et là encore, à condition de ne pas en abuser. Cette restriction réduit la probabilité que cette nourriture nuise à la santé et dès que le danger est écarté, la prohibition reprend tous ses droits.

Nous l’avons déjà mentionné, que même dans les choses qui sont permises, on ne peut que consommer avec modération ce qui est propre et saint. Là encore, il faut étudier ce sujet en relation aux besoins de chaque individu et de chaque chose.

Finalement, il faut garder en vue le but immédiat de la consommation mais aussi le but ultime, qui est de promouvoir les valeurs morales et spirituelles.

La Discipline et la Droiture

On ne manquera pas d’apprécier que la liberté d’un musulman en matière de nourriture est contrôlée par une règle bénéfique et disciplinée. Pendant le Ramadan, cette règle et cette discipline deviennent plus que strictes afin d’optimiser les efforts pour atteindre le but ultime. On doit s’abstenir de tout temps de tout ce qui est défendu comme étant nuisible, que ce soit en matière de nourriture ou de toute autre activité. Pendant le mois du Ramadan, il faut même s’abstenir de ce qui est permis; la nourriture qui maintient la vie et les relations conjugales qui assurent la continuation de l’espèce, rien que pour obtenir le plaisir d’Allah. Il y a aussi un côté symbolique car on observant le jeûne, le croyant promet et établit un pacte avec Allah le Tout-Puissant; ce pacte est que si au cours de l’accomplissement de son devoir de soumission à la volonté d’Allah, il est appelé à sacrifier sa vie et les intérêts de ses enfants, il n’hésitera pas à le faire. Une telle discipline pratiquée pendant tout un mois, chaque année, nous donne la garantie pour que les onze mois restants, le croyant atteindra progressivement une plus grande adhésion aux valeurs spirituelles et morales.

Il ne faut jamais oublier que le jeûne, obligatoire ou volontaire (en dehors du mois de Ramadan) a pour but de promouvoir la droiture, ce qui signifie cultiver progressivement les valeurs spirituelles. Il en est de même quand le jeûne est prescrit dans un but expiatoire ou punitif. La récompense spirituelle du jeûne, s’il est bien observé, est très grande. Le Saint Prophète(pssl) a dit:

«Il y a des récompenses appropriées à toutes formes d’adoration et de bonnes actions. La plus grande récompense de celle ou de celui qui observe le jeûne pour le plaisir d’Allah est Allah lui-même.»

La Prière

Le mois du Ramadan est un des mois du calendrier lunaire. Il commence avec la naissance de la nouvelle lune et se termine avec la prochaine nouvelle lune.

Dès que la lune du Ramadan est visible, une vague de joie et d’anticipation remplit les cœurs de jeunes et des vieux. C’est la période où la communion avec Allah Le Glorieux, Le Miséricordieux, Le Compatissant, Le très Pardonnant, Le Maître des Mondes, La Source, Le Créateur, Le Façonneur, Le Maître du jour du Jugement est la plus rapproché et de sa Grâce Divine, Il accorde aux musulmans, encore une fois, la possibilité de jouir avec cette communion, la chance d’en être les témoins et le privilège de s’enrichir par les maintes occasions que ce mois offre de recherche le plaisir d’Allah. Toutes les louanges pour Allah, pour sa grâce infinie. Tout le monde se félicite et se congratule et chacun se prépare avec solennité pour l’occasion. Les fidèles se rendent avec empressement à la mosquée pour la prière de Magrib et ensuite Isha et le Tarawih. Le Tarawih est composé de huit raka’ats et l’Imam récite pendant ces huit raka’ats une portion du Saint Coran; la congrégation aura le privilège d’écouter la récitation du Saint Coran, du début à la fin, pendant ce mois de Ramadan. La plus grande partie de la nuit est consacrée à la prière, à la glorification et au souvenir d’Allah. Ceux qui préfèrent offrir les huit raka’ats de prières volontaires pendant la dernière partie de la nuit, au lieu de les faire après l’Isha, s’y consacrent jusqu’à ce que l’heure du Sohour sonne.

L’appel du moäzanne et le premier «Allahou Ackar» (Allah est grand), donne le signal du début du jeûne et la préparation pour la prière de Fajr.

Après cela, pas un seul moment de la journée ne passe sans qu’on prenne conscience de notre devoir envers Allah et envers ses créatures. Les louanges, les glorifications et le souvenir d’Allah forment le noyau de notre activité et plus d’attention est accordée aux pauvres, aux nécessiteux, aux veuves, aux orphelins, aux malades et à ceux qui sont en difficulté, aux voisins et aux voyageurs. Des études sur le Saint Coran sont dispensées dans les mosquées et dans les séminaires. Vers la fin de la journée, le cœur ressent une onde de gratitude envers Allah, qui dans sa grâce, a permis qu’on puisse arriver à la fin de la journée après avoir lutté nuit et jour pour que notre conduite soit conforme à Sa volonté.

L’appel du moäzanne pour la prière du Maghrib est le signal qui annonce la fin de du jeûne qu’on rompt soit par une gorgée d’eau, ou une tasse de thé, une datte sèche ou une pincée de sel, s’il n’y a rien d’autre à se mettre sous la dent et nous devons lire:

Allah, pour Toi, j’ai observé le jeûne en mettant ma confiance en Toi, et je l’ai rompu avec ce que Tu m’accordés. La soif est entachée et les veines sont rafraîchies et j’espère en Ta Récompense, si Tu le désires, je T’implore, o Allah, de Ta miséricorde qui enveloppe toute chose, que Tu sois content de me pardonner mes péchés.

La prière du Maghrib, suit presque tout de suite et après cela, l’heure du dîner. Inviter les autres à partager votre dîner est un acte méritoire surtout si les personnes qu’on invite sont des pauvres, des nécessiteux ou des orphelins. Il n’y a pas lieux de séparer l’Iftar et le dîner, c’est à dire, si on peut prendre un seul repas à l’heure de l’Iftar avant la prière de Magrib. Préparer un repas copieux pour compenser la privation de la journée est contraire à l’esprit du jeûne et tend à bouleverser la digestion. Dans ceci et dans d’autres domaines, l’esprit du jeûne n’est pas respecté et observé à la lettre ainsi qu’il devrait l’être dans certains pays musulmans.

La Fin

Le service de l’Isha et du Tarawih complète le rythme et le tempo de la vie quotidienne, pendant le mois du Ramadan quand le mois touche a sa fin, le sentiment général est celui de la réflexion, sentiment qui tent à pousser tout un chacun à tirer avantage des derniers jours qui restent à réparer les manquements et des faiblesses des premiers jours. Beaucoup de personnes font l’expérience d’une communion plus intense avec leur créateur pendant ce mois béni; cette communion s’intensifie et devient plus fréquente à mesure que le mois s’avance. Le jeûne arrive à sa fin avec la visibilité de la nouvelle lune. Elle est visible avec le coucher du soleil, le vingt- neuvième jour du jeûne et au cas contraire, le jeûne s’allonge d’un jour de plus pour faire un total de trente jours. La visibilité peut-être pauvre à cause de la mauvaise condition de l’atmosphère. Au trentième jour, peu importe, si la lune est visible ou pas, le mois du Ramadan touche à sa fin et la période du jeûne est terminée car le mois lunaire ne peut comporter trente et un jour. Cette règle s’applique aussi pour le début du Ramadan.

Le jour d’après est la fête qui marque la fin du jeûne. C’est un de ces jours ou le jeûne volontaire n’est pas permis. Conformément à l’esprit Islamique, la seule célébration qui marque cette occasion est une prière de deux raka’ats dans la matinée suivie d’un discours par l’Imam. Ce service peut-être tenu dans la plus grande mosquée de la ville mais vu que le nombre de fidèles est plus grand que d’habitude cette célébration a lieu dans une place ouverte. Suivant l’exemple du Saint Prophète(pssl), il est coutume de prendre un petit déjeuner léger après le coucher du soleil avant de sortir pour le service et de prendre un autre chemin pour retourner chez soi, après le service.

Cette fête est marquée par des visites aux parents, donner à manger aux pauvres, rendre visite aux malades, glorifier Allah et chanter ses louanges pour nous avoir donner un guide, surtout en ce qui concerne le jeûne et d’avoir permis à ceux sur qui le jeûne est obligatoire, de l’avoir observé comme il doit-être.