« Ils croient dans l’invisible et observent la prière, et dépensent de ce que Nous leur avons fourni »

(Chapitre 2.verset 4)

Salât c’est à dire la prière, observé par un individu quand son esprit n’est pas libre et est assaillit de toute part par des pensées errantes et distrayantes. Il n’arrive pas à se concentrer pour ‘redresser’ sa Salât (Prière). Dieu, le Tout-puissant, n’a pas utilisé le mot ‘yaqraoona’ c’est à dire : ils ‘récitent’ mais le mot ‘Yuqimoona’ a été utilisé qui veut dire qu’ils observent la prière dans une façon qui remplissent ses objectifs. Par exemple, un taureau a été acheté pour labourer la terre. Il sera considéré comme ayant remplit son objectif aussi longtemps qu’il laboure la terre. Cependant, s’il ne fait que manger et dormir, alors il est très loin du but pour lequel il a été acquis et il serait tout prêt d’être abattu. De même l’objectif d’être patient durant la ‘Salât’ est l’aboutissement d’un état connu comme Mi’raj (l’Ascension à l’apogée spirituelle). C’est l’état dans lequel il commence à avoir une vraie relation avec Dieu et la personne commence à avoir des vraies visions et rêves.

 

A ce stade la relation de la personne avec les autres commence à s’affaiblir et son lien avec Dieu, le Tout-puissant, est raffermi jusqu’à qu’il se perde entièrement dans l’identité de Dieu. Le terme ‘Salah’ (dérivé du mot Salât) est un mot utilisé pour désigner ‘brûler’ dans le sens d’être ‘grillé’ lentement sur un feu doux. L’ardeur ou un sens d’embrocher, est un ingrédient essentiel dans observance de la prière. A moins qu’il ne développe un sentiment d’ardeur dans le cœur, il n’y aura pas de plaisirs et de la joie dans la Salât. En réalité, c’est seulement quand un tel état est atteint qu’on peut dire que la Salât a été observée comme il le fallait dans le vrai sens. La condition essentielle de la Salât est qu’elle soit observée dans tous les détails nécessaires et quand tel n’est pas encore le cas ce n’est pas la vraie Salât et le vrai état qui se dégage n’est pas encore obtenu pour se faire attirer vers la Salât. Il faut se rappeler que pendant la Salât il faut qu’il y ait une harmonie entre l’état verbal et l’actuel état de concentration.

 

Il est connu que parfois une affiche sort sous forme d’image. Cette image permet au publique de comprendre le but de l’affiche. De même la Salât porte en elle l’Image des objectifs de Dieu et cela est manifesté à travers les différentes postures du corps pendant l’observance de la prière qui coïncident avec la récitation verbale. Quand la personne est débout et elle est en train de glorifier et célébrer la Gloire de Dieu est la posture que l’on appelle Qayyam. Quand les éloges sont récités devant les rois en leurs honneurs, cela se fait en se tenant débout. Donc, dans l’état de Qayyam, nous voyons qu’il y a cette posture qui consiste à se tenir debout en exprimant des éloges verbaux et la glorification de Dieu. La raison en est qu’une personne doit être ‘spirituellement débout’ devant Dieu, le Tout-puissant. L’éloge est prononcé quand une personne affirme fermement une opinion. Donc, il est primordial que la personne qui prononce ces paroles «Toutes les louanges appartiennent à Allah», sache que ces paroles peuvent être véritablement proclamées lorsqu’elle sera convaincue que la totalité des louanges appartiennent seulement à Allah.

 

Quand une telle croyance est fermement ancrée dans le cœur alors cela devient un Qayyam (une posture) spirituelle parce que le cœur est ferme dans cette croyance ! L’objectif est d’atteindre le Qayyam spirituel. Et puis vient cette posture de Roukou dans lequel la personne se courbe et proclame : Subhan rabbi Al Azim ! ‘ Saint est mon Seigneur qui est Grand’. C’est une loi connue que quand il y une reconnaissance de la Grandeur d’une personne il s’ensuit qu’il y a un geste de révérence (une courbette) La reconnaissance de la Grandeur exige la révérence. Donc, l’éloge verbal de la Grandeur est accompagné par cette posture physique de révérence. Et puis il y a ce troisième état de proclamation ‘ Saint est mon Seigneur le Plus Exalté’ (Subhana-Rabbi Al-Aala) Le mot arabe ‘A’ala’ veut dire plus Grand -Plus Exalté et par définition exige une prosternation.

 

Cet acte de tomber en prosternation, donc, coïncide avec ces mots, qui agissent comme une image de cette affirmation verbale.Il y a trois aspects physiques qui accompagnent l’affirmation verbale de la Salât. Une ‘image’ est présentée et les différentes formes de Qayyam (Posture débout) se dessinent. La langue qui fait partie du corps annonce les affirmations verbales et ainsi y participe. Il y a, cependant, un troisième élément sans lequel la Salât ne peut exister et cela est le cœur. C’est essentiel que le cœur aussi soit dans la posture de Qayyam spirituelle (c’est à dire ‘débout’ et ‘attentif’) devant Dieu pour que quand Dieu, le Tout-puissant, jette un regard sur la personne, Il voit que non seulement la personne fait ses éloges en se tenant débout devant Lui mais Il voit aussi que son âme est également ‘débout’ avec elle.

 

Quand il affirme : «Saint est mon Seigneur qui est Tout-Puissant» ce n’est pas seulement une affirmation verbale de la grandeur de Dieu mais Dieu, le Tout-puissant, voit aussi qu’il se courbe en révérence et Il voit également que son âme est en train de se courber avec lui. De même quand la personne tombe dans la prosternation, son âme doit aussi tomber en prosternation devant le seuil de Dieu, ayant vu Dieu le Plus Exalté. Bref une personne ne doit pas rester satisfaite jusqu’à ce que cet état est été atteint parce que c’est la signification de ‘Yuqeemossalate’.

( Ch 2.Verset 4 )

qui veut dire : Ils sont constants dans l’observance de la prière’. 

La question qui est posée ici : comment peut-on arriver à cette étape ?

La réponse est simplement que la personne doit être persévérante et régulière dans l’observance de la prière et doit empêcher les soucis, les pensées et les doutes distrayants d’assaillir son esprit. Initialement il y a cette rencontre avec des pareilles pensées et une guerre est menée contre eux. La guérison se trouve dans le fait que la personne doit persévérer dans la prière, la patience et doit avoir une détermination ferme. Finalement cet état que j’ai décrit serait dégagé.